La découverte et l’étude d’une batterie de trois bas-fourneaux (F10, F11 et F12) relativement bien conservés ont fourni de nombreuses informations sur l’architecture des fours antiques. Sur la base de ces observations, un atelier sidérurgique a été reconstitué in situ, en 1991, afin de tester le fonctionnement de ces structures et d’améliorer notre connaissance du phénomène de réduction directe. En effet, un grand nombre de paramètres entre en jeu lors de la transformation du minerai en fer-métal :
- la température à l’intérieur du bas-fourneau, qui doit dépasser 1300°C ;
- l’atmosphère interne, qui doit rester constamment réductrice afin que le carbone du charbon de bois s’associe à l’oxygène du minerai (dégagement de monoxyde de carbone), sans pour autant oxyder le fer ;
- d’autres paramètres, tels que la durée de l’opération, les conditions de ventilation, le rapport quantitatif entre charbon de bois et minerai, conditionnent une bonne concentration du minerai réduit (la loupe de fer, ou massiot) vers l’avant du bas-fourneau, près de la porte, afin de permettre son extraction.
| La hauteur de la cheminée, environ 1,5 m, et l’épaisseur de la porte, ont été calculées en fonction des vestiges écroulés à l’intérieur de la cuve et devant les piédroits. |
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Une tuyère, ou conduit de ventilation, a été aménagée dans la porte face à deux gros soufflets installés sur une structure de bois. |
Partenaires financiers de l’opération : CNRS, Université de Toulouse-Le Mirail, Conseil Régional de Midi-Pyrénées, Conseil Général de l’Aude, Usinor-Sacilor, Chambre Syndicale du Fer.
Organisation et Direction Scientifique : Claude Domergue (UTAH - UMR 5608 CNRS, Toulouse), P. Andrieux (Laboratoire d’archéologie du Val-de-Marne), F. Tollon (UMR 5563 CNRS, Toulouse).
Sommaire
Localisation et historique
Bibliographie
Expérimentations 1991
Expérimentations 1999
Expérimentations 2000